"Le premier symptôme de l'amour vrai chez un jeune homme, c'est la timidité, chez une jeune fille, c'est la hardiesse." Victor Hugo________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

"Le premier symptôme de l’amour vrai chez un jeune homme, c’est la timidité, chez une jeune fille, c’est la hardiesse." Victor Hugo________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Ici, ailleurs, nulle part, là-bas, loin,
Où allons-nous?


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On est tous l'étranger de quelqu'un.

________________________Jeannot,
________________________Tu leur diras de raconter notre histoire, dans
________________________leur monde libre. Que nous nous sommes bat-
________________________tus pour eux. Tu leur apprendras que rien ne
________________________compte plus sur cette terre que cette putain de
________________________liberté capable de se soumettre au plus offrant.
________________________Tu leur diras aussi que cette grande salope
________________________aime l'amour des hommes, et que toujours
________________________elle échappera à ceux qui veulent l'empri-
________________________sonner, qu'elle ira toujours donner la victoire
________________________à celui qui la respecte sans jamais espérer la
________________________garder dans son lit. Dis-leur Jeannot, dis-leur
________________________de raconter tout cela de ma part, avec leurs
________________________mots à eux, ceux de leur époque. Les miens ne
________________________sont faits que des accents de mon pays, du sang
________________________que j'ai dans la bouche et sur les mains.

Les enfants de la liberté, Marc Levy.
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___Ca aurait été si facile si l'humain avit été capable de vivre et subsister avec la simple présence de sa propre personne.
___Il ne s'en voudrait qu'à lui-même.
___Ca aurait été si facile sans la dépendance d'autrui.
___Si facile, aucun regret.



PARANOÏA

___> Mais après tout, est ce qu'ils avaient vraiment le choix? Est ce qu'il aurait été possible pour eux d'échapper à la souffrance qu'entraîne le manque? Quand ils y réfléchissaient, bien sûr qu'il y avait une solution pour éviter la douleur mais aucun n'avait le courage d'abandonner quelque chose qu'ils venaient à peine de commencer.
Un échec est lourd à porter.

___C'est tellement facile, tellement simple de faire semblant, ne serait-ce qu'un instant, d'être quelqu'un d'autre. On oublie peu à peu celui ou celle qu'on est pour un regard, pour un sourire. On finit par changer, par évoluer. Le plus souvent, on aime ce que l'on devient, on en est même fier. Fier d'avoir évolué dans le sens où l'on voulait aller.
Puis, il suffit d'un regard, d'un sourire pour recommencer. On reconstruit les émotions, les envies, les dégouts, les joies, les peines, on reconstruit toutes ces choses qui font ce que nous sommes. On s'invente. Et parfois, c'est une drôle de machine, un triste automate, un horrible robot que l'on a créé. On aimerait se mettre la tête dans un shaker (comme elle l'a si bien dit), se mettre le coeur dans le broyeur, histoire de recommencer encore et encore. Remodeler sans cesse quelque chose que l'on est, enfin de compte, incapable de modifier.
On entre inconsciemment, involontairement, dans le vice de la superficialité. On finit par s'adapter, se dédoubler, montrer l'un de nos nombreux reflets à tous ceux que l'on croise. Comme si notre réelle personne était éternellement en construction... Ou reconstruction? Un brouillon qui un jour ou l'autre doit être terminé. On efface, on retrace, modification, retouche, quand est-ce qu'il se termine? Un jour, demain, jamais?
C'est tellement facile, tellement simple, ne serait-ce qu'un instant, d'être quelqu'un d'autre.
Mais quand est-ce que l'on redevient ce que l'on a toujours été?

Chijoo, 29 Août 2009


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Image postée : Marion, Louise & Julien.
Chanson du moment/écoutée : Butterfly - Corinne Bailey Rae

# Posté le lundi 17 août 2009 06:10

Modifié le dimanche 30 août 2009 04:29